ISRP 1

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# Posté le vendredi 13 mars 2009 17:45

Modifié le lundi 30 mars 2009 09:54

le lac de lamartine : j'aime ce poème, les angoisses du poètes sont également les miennes.

le lac de lamartine : j'aime ce poème, les angoisses du poètes sont également les miennes.
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
D
ans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne
pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô l
ac ! l'année à peine a fini sa carrière,
E
t près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
tu la vis s'asseoir !

Tu
mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ain
si tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ai
nsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur
ses pieds adorés.

U
n soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
O
n n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
T
es flots harmonieux.

T
out à coup des accents inconnus à la terre
D
u rivage char frappèrent les échos ;
L
e flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
L
aissez-nous savourer les rapides délices
D
es plus beaux de nos jours !

"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
C
oulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez
les heureux.

"
Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le
temps m'échappe et fuit ;
Je dis
à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va d
issiper la nuit.

"Aimons
donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il
coule, et nous passons !"

Temps
jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l
'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'env
olent loin de nous de la même vitesse
Que
les jours de malheur ?

Eh
quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi !
passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temp
s qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éterni
té, néant, passé, sombres abîmes,
Que fait
es-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Qu
e vous nous ravissez ?

Ô
lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
V
ous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moi
ns le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Bea
u lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
D
ans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
D
e ses molles clartés.

Q
ue le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout
dise : Ils ont aimé !
Alphonse de Lamartine
« Le Lac »
( en photo : le lac d'amour à bruges (belgique) )

# Posté le lundi 04 août 2008 15:15

le retour !!!

# Posté le lundi 07 juillet 2008 13:51

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 04:49

le tombeau des luciolles

j'ai changé d'avis... je veux pas voir la fin !!!

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 06:59

Modifié le vendredi 02 novembre 2007 07:25